Christophe Raison : "Amnésie et myopie : pourquoi nous pouvons être inquiets".
Par ICEE le mardi 6 octobre 2009, 22:36 - Économie - Lien permanent
Alors que l’économie française reprend des couleurs (0,3% du PIB au second semestre 2009), que les marchés financiers reprennent leur ascension et que nos banques renouent avec les profits (BNP Paribas provisionne 1 milliard d'euros pour les bonus de ses traders, Goldman Sachs annonçant des bénéfices trimestriels de 3,4 milliards de dollars et s'apprêtant à distribuer 12 milliards de dollars à ses traders, le CAC 40 qui a repris 40 % depuis mars 2009, etc.), une question se pose : avons-nous finalement appris quelque chose de la crise ? Les banques sauvées de la faillite fin 2008 se sont même empressées de rembourser les gouvernements, ou s'apprêtent à le faire. Elles souhaitent se dédouaner de l'Etat afin de se remettre à spéculer comme si de rien n'était. La capitalisation boursière des banques a retrouvé son niveau d'avant la crise. Une finance à nouveau non régulée s'apprêterait-elle à bâtir de nouvelles bulles financières et donc de nouvelles crises ? Qui se souvient encore des discours apocalyptiques de certains économistes et politiques qui prédisaient tout simplement la fin du capitalisme ou ceux plus nuancés dans leur discours évoquant la fin d’un excès de financiarisation de ce même capitalisme ? Comme d’usage, les thérapies envisagées dépendent des pathologies trouvées sur le patient. De la qualité du diagnostic dépendra à mon sens la récurrence ou non des crises. Le problème est qu’aujourd’hui nous ne traitons que les symptômes sans jamais apprécier clairement les origines de la crise.
Rappelons les faits.
La faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers, le 14 septembre 2008, a fait basculer la crise financière en crise systémique : aversion maximale au risque occasionnant un rationnement du crédit, banques au supplice nécessitant l’intervention des gouvernements, contagion de la psychose. « Une conclusion est alors sur toutes les lèvres : le monde ne sera plus jamais comme avant » (Fitoussi, 2009). Pourtant, à peine avons-nous évoqué tous les scénarios de sortie de crise (en L, U, V, W) que déjà des craintes se portent à nouveau sur une remontée des taux d'intérêt à long terme, que suscitent le gonflement démesuré des déficits publics et les craintes d'une reprise de l'inflation (alimentée elle-même par les craintes provoquées par la création massive de liquidités par les banques centrales). On questionne à nouveau l’exubérance des plans de relance et certains économistes à l’instar de P. Salin souhaitent à nouveau que le marché puisse reprendre la place qui devrait être la sienne dans le processus de régulation. Quel renversement de situation et d’analyse !
Comment alors éviter que les crises puissent se répéter ? Les autorités politiques ont lourdement insisté sur les bonus des traders, les excès de l’effet de levier dans la stratégie des hedge funds (rappelons tout de même que déjà en 1998 le fonds LTCM, avec seulement 5 milliards de dollars, avait pris des positions sur des volumes équivalents au PIB de la France à la même époque), les conflits d’intérêt dans les agences de notation (le cas ENRON a été le plus médiatisé), le trou noir des paradis fiscaux et le caractère pro-cyclique des normes comptables (au banc des accusés, les normes IFRS). Moraliser le capitalisme serait dans ce cas la panacée pour contrer et prévenir les crises futures. Comme le suggère A. Comte Sponville dans son ouvrage réédité en 2009, nous pouvons malheureusement en douter. Par exemple, nous savons que ni les bonus, ni les nouvelles normes comptables ne sont les problèmes principaux. Casser le thermomètre ne casse pas la pathologie ! La vraie question que l’on aurait du poser était plutôt celle-ci : comment l’économie américaine est-elle arrivée à une situation où, avec seulement 5 % de la main-d’œuvre du pays, les établissements financiers réalisent 40 % du total des profits de l’économie ? Comme l’indique à juste titre D. Cohen dans son dernier ouvrage, encenser la cupidité c’est ériger le vice en vertu. Le capitalisme ne peut pas produire sa propre morale. Beaucoup d’économistes à l’instar d’A. Orléan pensent qu’il devient cependant plus qu’urgent de « séparer les activités des banques de dépôt de celles des banques de financement et d'investissement, afin que les errements des secondes ne se répercutent pas sur les premières ». En effet, n’oublions pas que sous la houlette d’A. Greenspan le shadow banking system (couche d’intermédiation financière qui va doubler le circuit bancaire traditionnel) va peser jusqu’à 10 000 milliards de dollars, autant que le système bancaire classique, sauf que le premier va s’exonérer des réglementations et des règles prudentielles qui s’appliquent aux banques de dépôts, en raison de l’absence d’une régulation évidente. Nous y retrouvons des banques d’investissement, des hedge funds, les fonds de private equity, les compagnies d’assurances. A. Orléan suggère par exemple de cloisonner les circuits financiers par métiers, en distinguant par exemple l'immobilier du crédit à la consommation. Nous aurions pu ainsi localiser plus facilement les dysfonctionnements des crédits subprimes dans la sphère immobilière sans avoir peur des logiques de contagion. L’autre effet positif attendu serait de réintroduire la logique métier dans le comportement des acteurs autrement dit redonner un primat au long terme et abandonner progressivement cette vision court-termiste dont nous subissons encore aujourd’hui toutes les conséquences d’un point de vue socio-économique.
Mais si nous pouvons effectivement émettre un consensus sur l’idée que nous avons vécu une crise financière témoignant d’un dysfonctionnement majeur des marchés financiers, pour autant, elle n'est que partiellement imputable à la cupidité et au comportement moutonnier de leurs acteurs. Des origines plus structurelles sont, elles-mêmes, à l'origine de l'implosion du système financier.
Au banc des accusés, nous retrouvons régulièrement A. Greenspan et sa politique monétaire jugée laxiste depuis 2001. Cette dernière serait à l’origine de la bulle spéculative notamment sur le marché de l’immobilier aux USA. JP. Fitoussi rappelle cependant à juste titre que comprendre la politique monétaire menée par la FED consistant à baisser très fortement ses taux d’intérêt directeurs, c’est comprendre la diminution du pouvoir d’achat aux USA ainsi que les profondes inégalités dans la répartition de la valeur ajoutée. « La mécanique de crise est implacable. La montée des inégalités ne peut que conduire à un relâchement de la politique monétaire et, dans un marché financier peu régulé, à un envol du prix des actifs. » Son analyse est corroborée par les études menées par T. Piketti spécialiste des inégalités en France et qui indique que les 1 % les plus riches de la population américaine gagneraient plus de 16 % du revenu national, contre 7 % après guerre. L’autre pierre angulaire de cette crise est l'accumulation de réserves de change de la part des pays émergents notamment depuis 1997 où la région de l’Asie du sud a connu une crise majeure. Le FMI est venu à la rescousse avec ses antidotes libéraux via l’application du consensus de Washington : ceci a provoqué des souffrances sociales et une perte de souveraineté. D’où un revirement de stratégie consistant à s'auto assurer contre les différents types de volatilité en accumulant des réserves en dollars. « C'était autant de soustrait à la demande mondiale, et c'était autant de liquidités nouvelles alimentant la déraison des marchés financiers ». Cette accumulation de réserves en guise d'assurance dans les pays émergents doit être comprise comme étant le reflet des carences dans l'organisation de la gouvernance du monde. Au regard de cette problématique majeure, les dirigeants du G20 se sont contentés de déclarations très générales. Mais en pouvait-il être autrement ? On peut tout de même citer la volonté de réformer des quotes-parts au FMI et la mise en place d’un mécanisme de surveillance des déséquilibres de balances des paiements. Mais comment assurer ce rééquilibrage des économies en déficits (cas américain) vers celles en excédent (cas chinois) sans provoquer des ajustements de taux de change réels ? Concrètement, les autorités chinoises craignent à juste titre qu’une appréciation du renminbi ne dévalorise toutes leurs réserves de change en dollars. Notre salut viendrait donc de la Chine. On ose espérer que les Chinois revoient leur modèle de croissance en mettant l'accent sur leur demande intérieure. Mais ceci questionne leur capacité et leur volonté de mieux redistribuer leurs richesses, ou encore de s’engager dans les fondations d’un véritable système de protection sociale. Alors, le G20 peut-il se substituer aux autorités chinoises pour redéfinir complètement la stratégie de croissance ? C’est bien à nouveau la notion de coopération internationale qui est posée. Espérons que ce G20 ne devienne pas un G VAIN selon l’expression de J. Attali.
Dans une réflexion puissante qui trouve écho aujourd’hui avec la crise, K. Polanyi dans son ouvrage La grande transformation, s’opposait déjà à l'emprise que la logique du marché mondialisé, financiarisé et dérégulé exerce sur nos vies. « Notre thèse est que l’idée d’un marché s’ajustant lui-même était purement utopique. Une telle institution ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l’homme et sans transformer son milieu en désert ». Sa thèse est que dans toutes les sociétés humaines, l'économie est pensée et gérée en tant qu'auxiliaire de la société. Dans la société marchande, c'est la société qui est pensée et gérée en tant qu'auxiliaire du marché. L'économie n'est plus encastrée (embedded en anglais) dans les relations sociales, mais désencastrée (disembedded). Le marché autorégulé désencastré du rapport social, généralisé, transforme tout en marchandises fictives. La société elle-même devient une « société de marché ». Keynes ne disait rien d’autre en son temps : « lorsque, dans un pays, le capital devient le sous-produit de l’activité d’un casino, il risque de s’accomplir en des conditions défectueuses » . A quand la nouvelle grande transformation de notre société ?
- Adda J., (2009), « La crise déjà oubliée ? » Alternatives Economiques, Septembre.
- Attali J., (2009), Le G vain, http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/09/le-g-vain.php, consulté le 23 septembre 2009.
- Cohen D., (2009), La prospérité du vice : une introduction inquiète à l’économie, Albin Michel (ed.).
- Comte Sponville A., (2009), Le capitalisme est-il moral ?, Albain Michel (ed.)
- Fitoussi J.P., (2009), « Deux ou trois choses que je sais de la crise », Le Monde, 25 septembre
- Frémeaux P., (2009), « Crise financière : l'erreur du G20 ; entretien avec A. Orléan», Alternatives Economiques, septembre.
- Polanyi K., (1983), La grande Transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Gallimard, Paris.
1 - J. M. Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, Ed. Payot, 1982, p. 171.
Christophe Raison
Christophe Raison est professeur d'économie à l'ICEE, l'ESSCA d'Angers et l'IPAG (Université de Nantes). Il est l'auteur de plusieurs articles dans des revues scientifiques portant sur la transition vers l'économie de marché dans les PECO et en Russie dont :
- Raison C., Justeau S., (2003), « Échanges interentreprises en Russie : la persistance des transactions non monétaires », Le courrier des pays de l’Est, n°1040, pp. 56-64.
- Raison C., (2001), « La Russie : une économie de marché ? », in A. November (dir.), Du socialisme à l’économie de marché, n°12, Nouveaux cahiers de l’IUED, Collection Enjeux, PUF, pp. 53-70.
Il a aussi publié un rapport pour la Mission Recherche Expérimentation du Ministère du travail et des affaires sociales, s'intitulant « Financement et production des services de santé dans la transition en Russie : aspects régionaux », Convention de recherche n°30/95, 94 p.
Commentaires
Article brillant et très bien écrit.
Trois commentaires:
1) Je ne suis pas certain de la validité de la comparaison des deux chiffres dans la formule "comment l’économie américaine est-elle arrivée à une situation où, avec seulement 5 % de la main-d’œuvre du pays, les établissements financiers réalisent 40 % du total des profits de l’économie" car la banque est par définition une entreprise bien plus capitalistique que la moyenne de l'économie et consomme donc beaucoup plus de fonds propres - qu'il faut rémunérer en dégageant des profits - que le reste de l'économie. D'ailleurs la volonté - absurde - de vouloir renforcer ces fonds propres pour prévenir les crises futures, ne fera que rendre les banques encore plus capitalistiques.
2) Les crises ont toujours existé (cf l'excellent livre de Charles Kindleberger: Manias, Panics, and Crashes). Elles sont consubstantielles à la nature humaine et à notre avidité. Les banquiers des salles de marché aiment l'argent, sinon ils ne feraient pas ce métier.
3) La crise présente est surtout - et vous l'écrivez fort bien - une crise majeure de la régulation (Greenspan, mais pas seulement). Nos régulateurs ont gravement failli..mais n'y ont ils pas été collectivement incités par notre gout pour la facilité? "Encore un instant monsieur le bourreau" disait la belle Madame Roland avant d'être guillotinée. Or nous sommes tous dans la même situation et remettons - toujours - au lendemain les mesures de rigueur: hausse des taux d'intérêt, réduction des déficits...pour vivre dans la facilité. Le "encore un instant, monsieur le régulateur" a de beaux jours devant lui.
C’est un article intéressant auquel j’aimerais apporter mon modeste point de vue.
Je vais me pencher en particulier sur la France vu que nous sommes touchés directement.
Certes le CAC 40 a un second souffle depuis mars 2009 et cela s’est prouvé par le meilleur niveau qu’il ait atteint lundi dernier (3845.8). Peut-on croire à une reprise de l’économie ? Si l’on écoute l’Etat français, nous serions rassurés car F.Fillon a affirmé mardi 13 octobre 2009 que « la croissance de 2010 serait sans doute de 1% ». Est-ce une information vraisemblable ou une manipulation nécessaire au moral des Français ? A mon humble avis, cette prévision va se révéler véridique car elle devrait remobiliser les Français. Pourtant les Français, selon un sondage Les Echos-France Info-Absoluce de mardi 13 octobre 2009, pensent « que le plus dur de la crise est à venir ». Le directeur général adjoint de BVA le constate : « S'ils ont relativement moins souffert de la crise que les Britanniques et les Américains, les Français se montrent plus pessimistes pour l'avenir dans les enquêtes d'opinion ».
Alors comment raviver l’espoir dans le cœur des Français ? Nicolas Sarkozy envisagerait d’abroger les 35 heures dans le but de travailler plus pour gagner plus. J’aimerais juste rappeler que le chômage ne fait qu’augmenter et selon F.Fillon « il continuerait encore pendant une partie de 2010 » (nous sommes actuellement à un taux de chômage de 9.9% de la population active française). Alors comment diminuer le chômage en demandant aux actifs de travailler plus ? Cela paraît impossible car si les salariés travaillaient plus ils laisseraient moins d’emplois aux chômeurs. La seule solution, à mes yeux et à ceux de nombreux économistes, serait de créer plus d’emplois. En effet, Pascal Perri explique que la France est en retard dans la recherche. Or ce secteur est la clé de la relance économique. Alors pourquoi l’Etat ne cherche-t-il pas à financer ce secteur ? Sûrement à cause du départ de nombreux jeunes chercheurs vers d’autres pays leur proposant un emploi mieux rémunéré qu’en France. Tant que l’Etat français ne sera pas arrêté sur une direction à prendre, nous n’avancerons pas assez pour sortir de la crise. (Je ne dis pas ici que tel ou tel parti politique français ferait mieux que le gouvernement actuel).
Concernant la Chine, elle peut soit nous sortir de la crise soit nous enfoncer encore plus. En gros, nous avons tous notre destin entre ses mains. En effet, P.Perri explique que la Chine est devenue un pays consommateur comme nous le sommes. Des classes moyennes veulent nous ressembler. Donc l’équilibre offre/demande est perturbé et cela a créé une hausse des prix. En étant mauvais joueur, nous pourrions souhaiter un déclin de la Chine pour pouvoir rétablir une constance sur les marchés financier et économique. Le G20 devrait plutôt s’imposer devant la Chine. Et cela est difficile même avec l’appui des Etats-Unis dont le dollar commence dangereusement à diminuer sa valeur. De plus, si la Chine demandait aux Etats-Unis de lui rembourser l’intégralité de ses emprunts, le pays de B.Obama serait surendetté. En étant individualiste, la zone euro pourrait profiter de la baisse de la valeur du dollar pour retrouver une croissance de renouveau. Mais je ne pense pas que cela soit la bonne solution : nous serons toujours plus fort ensemble que seul.
Alors devons-nous éviter la concurrence internationale ? Si les pays font une entente concurrentielle, cela creuserait encore plus le fossé qui existe entre le Sud et le Nord. Déjà que le Sud subit la crise de façon plus importante que le Nord. Le Sud n’a pas la chance de connaître nos conséquences de la crise, il connaît famines, pénuries, misères.
Je veux juste ne pas faire oublier que la crise que nous vivons n’est rien comparée à celle des pays du Sud. Nous omettons un peu trop de se soucier de ces pays.
Voilà ce que je voulais exposer.
Christophe,
je trouve ton analyse très pertinente et je partage totalement l'analyse que tu fais.
Tu cites Jacques ATTALI qui va d'ailleurs sortir ces jours ci un nouvel ouvrage intitulé "survivre aux crises" où il ferait l'éloge de l'action publique et où il serait question de transformation de nos sociétés...,
amicalement,
harald
salut christophe
content d'avoir de tes nouvelles par article interposé.
je ne suis pas suffisament compétent en economie pour porter un jugement sur ce qui me semble un tres bon article.
en revanche tu sembles poser les bonnes questions a savoir
les memes maux les memes effets
a quand la vraie transformation
au plaisir de te lire ou de te voir tres prochainement
amicalement
thierry
Article d'autant plus intéressant qu'il est étayé par des références sérieuses. En outre, Christophe, vous nous avez, au-delà, conseillé de nous reporter également à un très bon documentaire diffusé par ARTE et que l'on peut revoir sur le site suivant : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le...
J'en tire de tout cela une métaphore, triviale en comparaison de votre brillant écrit, mais qui me semble refléter l'état d'esprit que vous inspirez :
la faim, l'appétit, la boulimie et la goinfrerie ; la faim est un mal qu'il faut combattre ; l'appétit est à la fois une nécessité et un plaisir, état assez naturel donc, en quelque sorte la normalité ; la boulimie est une maladie qu'il faut et que l'on peut soigner même si la souffrance est grande et que le(s) remèdes ne sont pas évidents car les causes peuvent être profondes ; la goinfrerie est insuportable parce que indécente, grossière, suppose une joussance malséante, égoïste, de la voracité, proche encore de la rapacité et donc symbolise une volonté de destruction de l'autre pour croitre. Je tais mon emportement lyrique et laisse chacun à sa réflexion. Le prochain débat qu'organise ICEE le 19 novembre à la FAC de droit de Nantes sur le thème "Marx at-il échoué là où les banquiers ont réussi : vaincre le capitalisme" avec pour conférencier Eric NEMETH, Investisseur financier, promet d'être vivant car notre auteur de ce blog, Christophe, risque d'être aussi passionnant qu'Eric.