Historien de l'économie, statisticien et spécialiste des systèmes d'information d'entreprise, cet X revient, à l'occasion des 60 ans de L'Express, sur les grands bouleversements économiques qui ont transformé la France.
Christophe Raison, professeur d 'économie ICEE-Nantes
Cet article viendra alimenter notre cours d'économie en DSCG portant sur la thématique de l'économie de la connaissance et de l'immatériel. L’économie fondée sur la connaissance résulte d’un choc et d’une relation étroite entre une tendance longue relative à l’accroissement de la part du capital intangible (éducation, formation, capital humain, recherche et développement,…) et la diffusion des NTIC (Internet, ..). Aujourd’hui, le principal avantage compétitif n’est pas concret, il est abstrait :la capacité à innover, à créer des concepts et à produire des idées. Au capital matériel a succédé le capital immatériel c’est-à-dire le capital des talents, de la connaissance, du savoir.
Ceci suggère des changements majeurs dans le fonctionnement des entreprises, de l’économie et de la société au point de parler d’un nouveau « paradigme technologique » évoqué par des sociologues avec Manuel Castels ou des économistes tels que Robert Reich (L'économie mondialisé en 1993) et Jeremy Rifkin aux États-Unis ( l'âge de l'accès en 1995), ou Michel Volle en France, l'auteur de cet article auquel le blog fait référence.
Les principaux aspects de cette mutation technologique sont les suivants :la connaissance devient un facteur clé de la croissance , les entreprises subissent une transformation profonde, la mondialisation s’accélère et le paradigme économique standard est remis en question.